samedi 21 mai 2022
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Train de réformes entre la SNCF et Paca

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Un protocole d’accord vient d’être signé entre le président de la SNCF Guillaume Pépy, et Christian Estrosi, nouveau président de la région Paca. Objectif : améliorer le service de transports ferroviaire sur un territoire saturé.

 

Pas de fatalisme dans les propos de Philippe Tabarot, vice-président en charge des transports à la région Paca. Avec le nouveau président Les Républicains (LR) Christian Estrosi, ils espèrent répondre aux plaintes à répétition des usagers en adoptant « un changement net dans la politique et les relations entre la région, autorité organisatrice de transport en matière de ferroviaire, et la SNCF ». Vendredi 29 janvier, c’est le président de la SNCF en personne qui est venu signer un protocole d’accord à Marseille dans l’hémicycle de la région Paca. Un geste que Philippe Tabarot estime fort. « Guillaume Pépy est conscient de l’état souvent défectueux des installations des équipements et de la qualité du service rendu aux usagers. Cela montre qu’il a envie que les choses changent. »

 

« Quais trop courts »

Ce document conclu un an avant la fin du contrat de 10 ans signé entre les deux institutions intègre de nouvelles mesures qui toucheront les usagers, la sécurité et les infrastructures. Il y a d’abord cette expérimentation, dès le mois de juin, d’un remboursement d’une partie de l’abonnement annuel ou mensuel en fonction du nombre de trains en retard ou supprimés. « Ce sont des pénalités que la SNCF paie normalement à la région. Nous, on souhaite qu’elle soit reversée directement aux usagers. » Une application devrait aussi voir le jour en septembre pour que les usagers puissent noter la SNCF sur sa ponctualité ou la propreté de ses rames. De plus, deux équipes de 50 personnes vont être mises en place pour veiller à la sécurité (fraude et incivilité) dans les trains sur les lignes Marseille/Toulon et Les Arcs/Vintimille. « La région financera 40 % du coût. » Des portiques devraient aussi faire leur apparition en septembre. Enfin, côté infrastructure, les travaux en gare de Nice-Riquier vont être avancés à 2017 au lieu de 2019 pour allonger le quai. « Le fait que les quais soient trop courts nous empêche de mettre en fonctionnement les rames les plus modernes, qui contiennent le plus de personnes. » Dernier avenant au contrat : la possibilité de créer un technicentre dans les Alpes-Maritimes « pour pouvoir intervenir plus rapidement en cas de problème technique ».

 

« Propositions »

Cette étape laissera place à des négociations intenses pour la prochaine convention en janvier 2017. « On va veiller à ce que le contrat prenne en compte les problématiques quotidiennes des usagers. Il y a une volonté forte du président de négocier financièrement au plus juste le contrat qui nous liera à la SNCF. Car il sera encore le seul partenaire, la concurrence n’étant pas encore ouverte avant au moins 2019. » Quid du rôle de la Principauté, dont la gare « est importante dans le dispositif » dans cette remise à plat ? « Avant de négocier la prochaine convention, je prendrai contact avec les autorités monégasques pour voir les dysfonctionnements ou les propositions pour améliorer la qualité du service. Je souhaite qu’au niveau de la région, on puisse discuter du cahier des charges avec Monaco et voir les propositions à tous les niveaux qu’ils sont susceptibles de faire » réagit Philippe Tabarot.

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Monaco Hebdo