
A l’appel de l’Union des retraités de Monaco (URM) et de l’Union des syndicats de Monaco (USM), une centaine de manifestants se sont réunis devant les caisses sociales monégasques pour défendre le pouvoir d’achat des retraités. Et rappeler leur opposition à une réforme du système monégasque.
Au micro, le président de l’Union des retraités monégasques (URM) est formel. « Notre système de retraite n’est pas en danger comme en France. Les caisses sont saines. Nous sommes venus défendre la valeur du point de retraite, ainsi que notre pouvoir d’achat. Nous ne succomberons pas au discours qui affirme qu’il y a un déficit dans les caisses », a expliqué Henri Taddone à une centaine de retraités et de salariés réunis devant les caisses sociales monégasques le 29 mars. Un discours que ne cessent de marteler les syndicats, très remontés depuis l’annonce d’une réforme potentielle du système à l’horizon 2011 (1). « L’USM et l’URM ont réussi à faire en sorte que ce projet gouvernemental et patronal de réforme, qui est une mise en cause grave du système, soit encore en suspens. On a montré que l’on est encore là », rajoute le président. Les organisations syndicales sont donc à nouveau descendues dans la rue. Objectif?: soutenir la délégation salariale du comité de contrôle de la caisse autonome des retraites, venue rencontrer Stéphane Valeri. Avec en toile de fond, l’éternelle bataille de chiffres.
« Un résultat positif de 7,5 millions d’euros »
Selon les syndicats, aucune mesure d’urgence n’est en effet à prendre. Le système monégasque est bel et bien en bonne santé. Et ils tiennent à le prouver, chiffres à l’appui. « Le prévisionnel de l’exercice 2009-2010 prévoyait que pour la première fois de son histoire les produits du fonds de réserve ne suffiraient pas à combler le déficit de la CAR et qu’il faudrait prendre 637?000 euros directement sur le fonds de réserve. Le début de la reprise économique a commencé à peser favorablement sur l’exercice et, nous terminons avec un résultat global positif de 7,5 millions d’euros, explique le président de l’URM. Ce qui veut dire que cet argent va continuer à grossir le fonds de réserve des caisses qui est déjà de plus d’un milliard d’euros. Soit 7 ans de paiement de retraites sans rentrer de cotisations ». Deuxième revendication exprimée par les syndicats?: une augmentation de la valeur du point de retraite de 2 % supérieur à l’indice Insee. « Notre objectif est de demander à ce que cette augmentation se fasse en deux fois, tous les ans. Une fois en avril et une fois en octobre pour qu’il y ait moins de perte de pouvoir d’achat », a enfin rajouté Angèle Braquetti, secrétaire générale de l’USM.



