Alors que se déroule le vendredi 6 février 2026 le quatrième forum Monaco pour l’emploi, Monaco Hebdo est parti à la rencontre des candidats de l’année dernière. Iris Al Shakarchi Torrin et Mathilde Rollet ont trouvé du travail par l’intermédiaire de ce salon. Elles racontent leur parcours. Par Amaury Caillault
Forum Monaco pour l’emploi : L’édition 2026 réunira plus de 100 exposants
Au total, la quatrième édition du forum Monaco pour l’emploi va réunir, le 6 février 2026, 14 secteurs d’activité, tant dans le domaine public que dans le domaine privé. L’année dernière, c’était près de 6 000 visiteurs qui avaient participé à la visite des dizaines de stands différents. Centre hospitalier princesse Grace (CHPG), sûreté publique, Société des bains de mer (SBM), opéra de Monte-Carlo, carabiniers du prince… Des centaines de postes étaient à pourvoir et la formule est la même pour cette année. Avec plus de 100 entreprises présentes le vendredi 6 février 2026, le forum est sur la lancée des autres éditions avec néanmoins, 16 nouveaux acteurs de l’emploi sur place. « Monaco est un territoire d’opportunités, d’innovation, de diversité et d’ouverture sur le monde. Le forum Monaco pour l’emploi concentre, en une journée, cet ADN économique unique en son genre », écrivait sur LinkedIn, le conseiller-ministre en charge des affaires sociales et de la santé, Christophe Robino. Sur place, les grands secteurs de la principauté y sont représentés, luxe, banque et assurance, bâtiment et travaux publics, commerce, yachting, hôtellerie-restauration… Petite particularité de cette quatrième édition, un espace spécial dédié au numérique et aux métiers de demain. Sur place également, seront présents le service de l’emploi, la direction des ressources humaines de la fonction publique et les caisses sociales de Monaco. Dans la liste des entreprises présentes on peut retrouver notamment l’AS Monaco, la banque Richelieu, Chanel, le groupe Robuchon ou encore le Yacht Club de Monaco. La liste complète des entreprises est à retrouver sur le site Internet monacopourlemploi.com.
Le salon a lieu le vendredi 6 février 2026 de 9 heures à 18 heures, au Grimaldi Forum. L’entrée est gratuite.

Iris Al Shakarchi Torrin – Agent de réservation. Maya Collection
« Le forum a été l’une des nombreuses forme de recrutement que j’ai essayé. » Pour Iris Al Shkarchi Torrin, 27 ans, la recherche d’emploi a été compliquée. Elle affirme avoir envoyé plus de 200 curriculum vitae (CV), que ce soit de manière physique et/ou numérique. « J’y suis allée car j’ai honnêtement tout tenté pour accéder à un travail qui me convenait. » Après cinq ans de formation en médecine, Iris arrête sa formation et décide de se consacrer à elle-même. La jeune femme entreprend un voyage autour du monde pendant deux ans, pendant lequel elle traverse 48 pays. Elle a parfois des coups de cœur, comme pour le Kenya, où elle apprend les rudiments d’une vie simple, basée sur l’essentiel. « Mon avenir me paraissait flou et j’avais besoin de respirer, de me retrouver seule, de me concentrer sur moi-même », raconte-t-elle. À son retour, elle réfléchit un temps à devenir masseur-kinésithérapeute, avant d’abandonner l’idée même du travail dans le secteur médical. Elle se tourne vers le tourisme, et c’est avec son bachelor de management option « luxe et travel design » en poche qu’elle ouvre les portes du salon Monaco pour l’emploi 2025. « J’ai été étonnée de voir le monde qu’il y a, tant en termes de demandeurs d’emplois que d’employeurs. » Pendant la journée elle multiplie les rencontres de stand en stand. Juste avant le forum, elle avait commencé un stage dans le pôle événementiel de la Société des Bains de Mer (SBM), où elle travaillait en lien avec le casino de Monte-Carlo. Son objectif était de trouver un contrat à durée indéterminé (CDI) sur ce salon pour se « poser », dit-elle : « Après deux ans de “road-trip”, je suis décidée à rester ici un petit moment. J’aspire à une vie plus stable. » Suite à ce salon, et notamment à son expérience au sein de la SBM, elle a décroché un poste d’agent de réservation pour l’entreprise Maya Collection, une entreprise monégasque spécialisée dans le tourisme de luxe : « Je voulais me confronter à la clientèle la plus exigeante possible. C’est celle qui est la plus difficile à “challenger”, et c’est à Monaco que l’on retrouve cela. » Désormais en CDI, elle se dit « satisfaite » de son poste. A très long terme, elle espère même créer sa propre agence de voyage.

Mathilde Rollet – Assistante production pour les musiciens du prince et pour les événements spéciaux. Opéra de Monte-Carlo
« Ça faisait quelques mois que je ne trouvais pas d’emploi. J’avais essuyé beaucoup de refus avec l’envoi de mes curriculum vitae (CV). » Malgré ses expériences de guide conférencière et de vendeuse d’objets d’art de luxe dans une galerie d’art, Mathilde Rollet reste quelques temps sans emploi : « C’est parfois compliqué de trouver un poste qui nous convient et où on sait qu’on sera bien. » Décidée à trouver un emploi, elle passe les portes du forum Monaco pour l’emploi en février 2025. Sur place, elle dépose son CV au stand de l’opéra de Monte-Carlo et en profite pour discuter avec les collaborateurs présents : « Je suis allée au salon Monaco pour l’emploi sans trop rien penser. Pour moi, l’opéra c’est une institution, et je sais que beaucoup de gens veulent y entrer. » Pourtant, le 17 septembre 2025, cette passionnée d’art et d’histoire a commencé un contrat à durée déterminée (CDD) en tant qu’assistante de production pour les musiciens du prince et pour les événements spéciaux au sein de l’opéra de Monte-Carlo : « C’est une création de poste. Je m’occupe de la partie administrative et logistique, que ce soit les réservations d’hôtels, les bons de commande ou les factures. » Un métier qui, bien que très différent de ses précédentes aventures, lui convient : « C’est très valorisant de travailler pour l’opéra de Monte-Carlo. On travaille tous les jours avec des passionnés. Même s’il y a un côté très rigoureux, on apprend à leurs côtés. Ici, on sait qu’on travaille au rayonnement d’une structure ultra qualitative. » Après son premier CDD, cette jeune femme de 28 ans s’est vue proposer un second contrat par l’opéra jusqu’en juin 2026, qu’elle a accepté.



