
Comment se porte l’eau dans le monde?? Comment cette ressource indispensable à l’Homme est-elle gérée et préservée de la pollution?? A ces questions, la conférence sur les bilans des conventions sur les eaux internationales, qui s’est tenue mardi à l’hôtel Hermitage, a tenté d’apporter un début de réponse. Organisée par le conseil national, en partenariat avec la commission environnement, agriculture et questions territoriales de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), elle réunissait experts et parlementaires européens. « L’idée, c’était de faire un inventaire des conventions existantes et de leur application. Pour voir ce qu’il y avait à améliorer. Il en ressort que si les politiques concernant l’eau sont nationales, leur mise en œuvre reste essentiellement régionale. Ce point d’étape sur les eaux internationales faisait suite au 5ème Forum mondial de l’eau, qui s’était déroulé à Istanbul en 2009 et servait à préparer le 6ème, prévu à Marseille en 2012 », explique le conseiller national Bernard Marquet, membre de la délégation monégasque auprès de l’Assemblée parlementaire et de la commission environnement, agriculture et questions territoriales. Aussi la situation des eaux japonaises, après les récents événements qui ont touché le pays, s’est-elle invitée aux débats « sans être particulièrement ciblée », selon le rapporteur du projet de résolution « L’eau?: une source de conflits ». L’inquiétude demeure vive quant à l’exploitation future de l’eau à travers le monde. « Il y a urgence à protéger l’eau, car elle devient, peu à peu, une nouvelle arme pour les terroristes ou encore un outil militaire », indique Bernard Marquet. A ce jour, près d’un milliard de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. « L’accès à une eau saine est un droit, pas un besoin », conclut Bernard Marquet.



