
Quatre mois après le mariage princier, le réalisateur Jérôme Revon est venu filmer la fête nationale. Entre la retransmission des cérémonies du 11 novembre et une émission d’Envoyé spécial…
Dans le car-régie situé devant le musée océanographique, c’est un mélange d’adrénaline et de concentration. Les yeux fixés sur la soixantaine d’écrans, l’équipe est là depuis 7 heures du matin. Biscuits et bonbons Haribo sont là pour en témoigner. Aux commandes, Olivier Mercier pour TMC mais surtout Jérôme Revon. Le 19 novembre, le réalisateur du mariage princier est revenu sur les lieux du « crime ». Sa mission?: prendre les manettes du tournage de la fête nationale 2011. Contacté fin septembre par la société de production SAMIPA, le Parisien n’a pas hésité un instant. Jérôme Revon connaît désormais les moindres détails et recoins de la place du palais. Il a pu ajouter sa patte personnelle à la réalisation traditionnelle de la fête nationale. « Nous avons travaillé avec 19 caméras. J’ai pu glisser quelques astuces pour donner d’autres angles de vision. Avec par exemple, une caméra traversant les appartements. Une autre, située sur le balcon, a donné le point de vue du prince. C’est ce qui manquait jusqu’à présent. Après tout, le défilé militaire est fait en son honneur?! », sourit le réalisateur.

Même sens du détail dans la réalisation du Te Deum. Avec un dispositif permettant un contrechamp sur la nef ainsi qu’un focus sur le grand orgue, l’autre star de la fête nationale. Après deux ans de travaux de reconstruction, effectués par les ateliers de la Manufacture d’orgue Thomas en Belgique, l’instrument est revenu en principauté en mai dernier. L’instrument a été entendu pour la première fois à l’occasion de cette fête nationale.
Techniquement, la cuvée 2011 de la fête du prince, la première de Charlène en tant que princesse, est donc un succès. « Des plans nouveaux, du dynamisme… C’était mieux que d’habitude, analyse Geneviève Berti, directrice-adjointe du centre de presse, qui a retransmis l’événement sur Monaco Info. Jérôme Revon, habitué des talks-shows, a un vrai savoir faire pour impulser du rythme. Mais la dynamique a également été impulsée par l’orchestration du commandant Fringant, qui a raccourci les défilés de 20 minutes et par un plateau télévisé de Monaco Info qui a doublé le nombre d’intervenants. » Côté rythme, on ne peut en effet que saluer la touche rock apportée par la fanfare des carabiniers avec son interprétation de la chanson Africa de Toto. Ce clin d’œil aux origines sud-africaines de la princesse a d’ailleurs provoqué un sourire complice du couple. Avant de rendre un hommage émouvant aux sapeurs-pompiers de Monaco, en mission au Japon à la suite du tremblement de terre et du tsunami qui ont frappé l’archipel nippon.


Des primaires socialistes à Obama
Depuis le mariage princier, Jérôme Revon a continué son bonhomme de chemin, enchaînant les « opérations commandos ». Rien qu’avec les débats des primaires socialistes, l’interview de Barak Obama et Nicolas Sarkozy au G20 à Cannes et la cérémonie du 11 novembre, le réalisateur n’a pas chômé. On lui devait déjà la couverture des JO de Pékin, le duel entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal en 2007 ou la retransmission télévisée de l’enterrement de François Mitterrand. Incontournable Revon?? « J’aime les événements en direct », résume-t-il sobrement. Sans regarder en arrière?: depuis le 2 juillet, il s’est limité à visionner quelques images du mariage princier. Les souvenirs, eux, sont là. « Ce mariage représente un an de repérages et de souvenirs émouvants qui reviennent ». Surtout un jour de fête nationale monégasque.



