
Le 25 janvier dernier, la Grande loge nationale régulière de la Principauté de Monaco (GLNRPM) suspendait ses relations avec la Grande loge nationale française (GNLF) dont François Stifani était le grand maître. Une trentaine d’obédiences avaient fait de même. Sauf que le 17 février, ce dernier a été officiellement démis de ses responsabilités à la suite d’un vote de défiance à son encontre organisé le 4 février. Depuis 2009, Stifani faisait l’objet d’une très vive contestation au sein de la loge la plus influente de France. « Personne ne peut plus revendiquer avec légitimité la fonction de grand maître », a indiqué Me Monique Legrand, qui administre provisoirement la GNLF. Les procédures disciplinaires de radiation engagées à l’encontre d’opposants de François Stifani ont été suspendues. Les candidats à la succession de Stifani ont dix jours pour se déclarer. Interrogé par le journal Nice-Matin, Me Olivier Pardo, avocat de l’ancien grand maître de la GNLF, a affirmé que François Stifani allait « se représenter ». Le mode de scrutin n’a pas encore été défini et divise selon le quotidien. Une élection au suffrage universel direct par tous les adhérents de la GLNF est envisagée mais ce type de vote n’est « pas autorisé » dans les statuts. « C’est regrettable qu’il y ait ce déchirement. Mais je ne prendrai parti pour aucune des factions. Ni pour le Grand maître actuel, ni pour les opposants », avait déclaré, dans nos colonnes début février, Jean-Pierre Pastor, grand maître de l’obédience monégasque. « Nous laissons d’abord les Frères français régler leur désaccord entre eux. Le jour où la paix et l’harmonie régneront à nouveau, cela sera envisageable », avait-il ajouté, interrogé sur la possibilité de renouer les relations avec la GNLF.



