• L’entretien des égouts a été assuré jusqu’en 1926 par les services techniques de la Société des bains de mer (SBM). Il a ensuite été transféré à la direction des travaux publics de Monaco.
• Sur un document du service central des archives et de la documentation administrative de Monaco, on peut lire que le réseau souterrain des égouts mesurait 23 kilomètres en 1939. Il en mesure désormais 68 kilomètres.
• Il faut 30 minutes pour que l’eau des WC d’un appartement de Beausoleil, arrive à l’usine de prétraitement.
• Régulièrement, la direction de l’aménagement urbain (DAU) lance des marchés de renouvellement du réseau avec des entreprises extérieures. Les 28 salariés de la DAU ne sont effectivement pas assez nombreux pour s’occuper de la maintenance des 68 kilomètres de réseau.
• L’été, les eaux du vallon Larousse qui se jettent en temps normal sur les plages du Larvotto, sont déviées vers le réseau d’égouts de Monaco. « Ne maîtrisant pas la partie française, on préfère prévenir toute pollution accidentelle provenant de la France », souligne Laurent Tallarida, technicien territorial en chef de la section assainissement. Ce qui ajoute 3 000 à 4 000 m3 par jour au réseau.
• Chaque jour, l’usine récupère entre 400 et 600 kg de déchets provenant des eaux usées. Ces mêmes déchets sont ensuite incinérés à l’usine de valorisation des déchets de Monaco, située à Fontvieille. L’énergie produite par l’incinération est, entre autre, réinjectée dans le réseau électrique de la principauté.
• L’usine de prétraitement des eaux résiduaires (UPTER) a une capacité de traitement de la consommation journalière de 170 000 habitants. Actuellement, sur le bassin de vie, ce sont entre 100 000 et 130 000 personnes qui y résident, selon les saisons.
• La consommation d’eau à Monaco ne cesse de baisser depuis les années 1995 alors que le nombre d’habitants, lui, augmente. La raison selon l’usine de prétraitement des eaux résiduaires (UPTER) ? « Une prise de conscience générale quant à la valeur même de l’eau. Les gens installent notamment des systèmes de doubles chasses-d’eau », explique Laurent Tallarida, technicien territorial en chef de la section assainissement.
• La première notion d’égouts dans le code civil date du 20 novembre 1882. A l’époque, le « jet des matières fécales ou leur introduction dans les égouts » était puni par la loi. A l’époque, les égouts servaient principalement à évacuer l’eau de pluie. C’est à partir de 1894 et l’ordonnance du 23 juin, que le principe de « tout-à-l’égout » s’est répandu en principauté.
• Un millimètre d’eau qui tombe en principauté représente au sol, un volume de 2 000 m3, soit 2 millions de litres d’eau.
Eaux usées à Monaco : les principaux chiffres
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