lundi 23 mai 2022
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Comment éviter les mauvaises surprises de l’été 2010 ?

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Vaccination
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Retour de la menace Chikungunya, prévention des papillomavirus chez les ados, excès de boissons énergisantes ou mauvais effets des UV : les dangers ne manquent pas sous le soleil estival. Conseils pour s’en protéger…

Saison des amours, mais pas de tous les risques !

Les montées hormonales estivales s’accompagnent d’une recrudescence des maladies sexuellement transmissibles. Accent prioritaire cet été sur la prévention des contaminations de HPV, les fameux papillomavirus à l’origine des cancers du col de l’utérus. Deux vaccins existent pour protéger les filles dès les premiers rapports sexuels. Un quart seulement y aurait pourtant recours selon une récente étude de l’Institut de veille sanitaire français. Deux sites d’information viennent d’être lancés par les autorités publiques françaises pour informer et échanger sur le sujet dès 14 ans (1). Le Conseil général des Alpes-Maritimes a choisi également de financer la part non remboursée des vaccins pour les jeunes filles ne bénéficiant pas de complémentaire santé. Mesures d’autant plus importantes que de nouvelles études scientifiques anglosaxonnes prêchent pour une vaccination conjointe des garçons ados, susceptibles eux aussi de développer des maladies associées liées aux HPV.

Le soleil, menace pour les yeux !

Si l’information se multiplie autour des dangers sur nos peaux, l’abus de soleil peut également menacer les yeux. A la clé : cataractes plus précoces de 5 à 10 ou DMLA (dégénérescence maculaire liée à l’âge) renforcées. Histoire de protéger, des campagnes sont lancées cet été pour rappeler les règles d’un bon équipement : verres polarisants en voiture, verres avec mélanine en ville pour filtrer la lumière bleue qui renforce la DMLA et surtout vigilance pour les enfants qui n’ont pas de protection naturelle et doivent porter des montures adaptées même sous les parasols…

Méduses et moustiques tigres : pour échapper aux bébêtes

Pas de panique ! Si les côtes devraient être cet été encore infestées de “mauve gélatines”, les filets anti méduse préserveront plages et bords de mer en Principauté et sur plusieurs dizaines de plages de Cap d’Ail à Cannes. En attendant la création annoncée d’une “météo méduse” qui pourrait permettre d’ici quelques années de signaler à l’avance les zones les plus envahies. Pour le moustique tigre, vecteur potentiel des virus de la Dengue et du Chikungunya, il est recommandé cet été encore de chasser les flaques d’eau stagnantes sous les pots de fleurs ou dans les bâches de piscine où l’animal aime à nicher.

Boissons énergisantes, vigilance !

C’est l’un des grands dangers de l’été pour les jeunes : l’abus de ces sodas en vogue, sur les plages comme en soirée, peut entraîner des états d’excitation mal contrôlées et conduites à risques. D’autant qu’ils sont souvent associés à l’alcool et trompent la sensation d’ivresse. Plusieurs associations de consommateurs réclamaient il y a peu une meilleure signalisation des doses de caféines et de leurs effets sur les canettes. Sans réponse pour l’heure…    l

(1) http://vaccination.e-cancer.fr//1 pour les jeunes filles de 14 ans

et http://vaccination.e-cancer.fr//2/  pour les 15-23 ans.

Votre santé, en bref

Seniors : ajustez les lunettes pour prévenir les chutes !

Une étude australienne menée sur plus de 600 personnes âgées vient de montrer que le port de lunettes à vision simple plutôt que de verres avec foyer réduirait jusqu’à 40% le nombre de chutes. Les verres progressifs sont souvent accusés de rendre les escaliers et les rebords de trottoir difficiles à distinguer pour les personnes âgées qui perdent mobilité et vision. Selon les chercheurs australiens, la perception serait réduite chez les porteurs de lunettes multifocales, qu’il s’agisse de double, triple foyer ou foyer progressif. Les résultats seraient particulièrement significatifs chez les personnes de 80 ans en plus.

Elles sont toute accros. Oui mais à quoi?

Ni au sexe, ni aux jeux, mais à la bouffe! C’est du moins la conclusion des dernières Rencontres des réseaux français de prévention des addictions. Moins portées sur l’alcool ou sur le cannabis que les hommes, les femmes seraient plus nombreuses à souffrir d’anorexie, boulimie et autres pathologies liées à des dérèglements alimentaires. Selon les spécialistes, cette addiction à la bouffe s’accompagne souvent d’autres addictions et comportements à risque– achats compulsifs, anxiolytiques ou même rapports sexuels non protégés avec partenaires multiples… Autre addiction commune des femmes : les psychotropes – particulièrement entre 55 et 64 ans.

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Monaco Hebdo