mardi 17 mars 2026
AccueilActualitésSantéBars à sourire : le blanchiment des dents en question

Bars à sourire : le blanchiment des dents en question

Publié le

blanchiment
© Photo D.R.

La promesse de dents plus blanches des « bars à sourire » attire de plus en plus d’adeptes. Et suscite l’inquiétude des chirurgiens dentistes qui s’interrogent sur les produits employés. Eclairages…

Séances d’U.V., manucure, massage ou brushing : la liste des petits plaisirs qui font du bien s’allonge depuis peu d’une nouvelle option prisée par un nombre croissant d’accros?: le blanchiment dentaire. Véritable phénomène venu des USA, les bars à sourire poussent depuis un an partout en France — et débarquent depuis quelques mois dans la région. Principe ? Des séances de 15 à 45 minutes en cabine individuelle qui retapent l’émail des canines et voisines. La solution, sous forme de gel, est injectée en bouche par l’intermédiaire d’une gouttière. Plus le temps d’exposition est long, plus les résultats sont visibles et durables. De quatre à neuf teintes gagnées en une séance et un éclat garanti de quinze jours (pour 15 mn de soins) à deux mois (pour 45 mn). Le tout pour un coût moyen de 80 euros — contre 300 à 500 euros dans un cabinet dentaire… « Au début, les clientes venaient surtout embellir leur sourire pour de grandes occasions comme un mariage, explique le co-fondateur de la chaîne Point Sourire. Aujourd’hui, beaucoup viennent régulièrement comme pour un soin classique. »
Cet engouement suscite les critiques grandissantes des institutions dentaires. Il y a quelques semaines, l’Académie de chirurgie dentaire mettait en garde contre les produits utilisés dans ces centres, susceptibles « dans certains cas de représenter de réels dangers pour la santé publique ». L’Ordre national des chirurgiens dentistes a de son côté porté plainte contre plusieurs enseignes pour exercice illégal de la médecine. Ambiance…

Risques d’inflammations

En cause ? L’utilisation de peroxyde d’hydrogène (ainsi que d’un produit de substitution, le perborate de sodium) dans les solutions administrées aux clients. Substance blanchissante par excellence, le peroxyde agit en oxydant les molécules les plus foncées de la dent. Problème : à trop haute dose, il peut également maltraiter les tissus de la dent. Si les effets sur l’émail sont mal connus, les études soulignent des risques réels d’inflammations de la pulpe. « A trop haute dose, cela peut entraîner une hyper sensibilité des dents voire même une nécrose pour certaines dents déjà fissurées, explique le docteur Noël Bonardo, chirurgien-dentiste à Nice et président du conseil départemental de l’Ordre des chirurgiens dentistes. Sans compter que ces produits sont classés comme reprotoxiques et peuvent avoir des effets sur la fertilité des patientes. »
En guise de défense, les patrons de bars à sourire répètent à l’envi qu’ils ne touchent pas aux bouches des clients, stoppent les traitements à la moindre douleur ou saignement et refusent femmes enceintes, mineurs et autres profils « à risque ». Surtout, tous garantissent ne pas dépasser les dosages autorisés par la loi, soit 0,1 % de peroxyde. Certains centres affichent même désormais des mentions « sans peroxyde » sur leurs vitrines.
« Scientifiquement, il parait impossible d’obtenir de tels résultats de blanchiment en se limitant à la norme légale », analyse le docteur Bonardo. Sollicitée pour mener des enquêtes sur le terrain, la direction des fraudes française n’a pas pour l’instant « trouvé de présence de peroxyde supérieure aux normes » tout en mettant en cause le manque de transparence des établissements. D’autres contrôles devraient être prochainement menés. Affaire à suivre…

Cancer du col : des frottis encore mal compris

Trois Françaises sur dix ne comprendraient pas correctement les résultats de leurs frottis, selon une récente étude européenne conduite en France, Espagne et Portugal. En cause?? La phraséologie des lettres d’annonces de résultats où les termes comme « lésions précancéreuses » restent encore peu compréhensibles. Du coup, 70 % des femmes interrogées disent vivre dans une « franche anxiété » dans l’attente des résultats. Les auteurs de l’étude plaident pour un meilleur accompagnement et le développement d’annonce par téléphone où la communication est plus facile (60 % des annonces en France se font encore par courrier).

Les saunas, c’est bon pour le moral !

Si l’on se sent bien et détendu dans l’étuve d’un sauna, c’est à cause de… la sérotonine?! Des chercheurs japonais viennent en effet de démontrer que les séances répétées augmentaient dans notre cerveau la circulation de cette hormone — généralement associée au bien-être et au bonheur. Les scientifiques recommandent également le sauna aux insuffisants cardiaques. Selon eux, une cure de cinq séances hebdomadaires pendant trois mois améliorerait significativement la fonction cardiaque, en permettant au cœur de mieux pomper le sang.

Les Suisses ne veulent plus mélanger les flacons

Et pour cause : une bonne partie des erreurs médicales enregistrées actuellement serait due à la mauvaise utilisation de médicaments dont les boîtes ou flacons se ressemblent trop. Au lieu de prendre un médicament hypertenseur, un patient se retrouve ainsi avec une vitamine ou un anti-migraineux… Une loi devrait bientôt aider à lutter contre ces traitements baptisées « look-alike » en Suisse, en veillant à avoir des logos plus distinctifs ou à imposer un dosage en couleur sur les ampoules.

Newsletter

Une sélection quotidienne d'informations directement dans votre boite Mail