dimanche 19 avril 2026
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La Spiaggia : « Tout a été rasé »

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La partie est de la plage du Larvotto est redevenue totalement publique. Il ne reste en effet plus rien du bar-restaurant La Spiaggia. Toutes les installations extérieures ont été balayées il y a environ deux semaines. « Je me suis rendu sur les lieux. Tout a été rasé. Deux bulldozers étaient en train de détruire les pergolas et toutes les installations. J’ai été très surpris par la brutalité et le caractère totalement illégal des moyens employés », regrette Me Frank Michel, l’avocat d’Eric Chauvet, le titulaire de la concession de cette plage privée. Selon Me Michel, le gouvernement a tout bonnement « court-circuité » la justice. De son côté, le ministre d’Etat, Michel Roger, estime que cette partie de la plage a été « aménagée » suite à « un constat d’huissier relevant la dangerosité potentielle des installations qui restaient sur la plage. »

Petit rappel des faits : la convention d’occupation précaire de cette plage privée est déchue depuis le 31 mars 2013. « L’Etat n’a pas souhaité renouveler cette convention. Nous avons cherché à obtenir la libération des locaux de manière amiable. Mais cela n’a pas été possible », a indiqué le 12 mai le ministre d’Etat, lors d’une conférence de presse. Du coup, l’Etat a engagé une procédure devant les tribunaux pour demander « l’expulsion du concessionnaire. » Avant de décider « la fermeture administrative de la concession » le 30 octobre dernier. Sauf que le concessionnaire a intenté un recours devant le tribunal suprême. La cause : « La décision de non-renouvellement d’une convention d’occupation précaire doit être motivée [suite à une jurisprudence du tribunal suprême N.D.L.R]. Or, en l’espèce, ce n’est pas le cas. Un recours a donc été engagé, explique Me Michel. L’Etat a sollicité une expulsion. Et, sans attendre la décision du tribunal, l’Etat s’est comporté comme si elle était déjà rendue. Je crois qu’il n’est pas faux de dire que l’Etat s’est complètement moqué de ce que la justice pouvait penser du dossier. En tout cas, si le tribunal nous donne raison, cela veut dire que, tacitement, la concession est renouvelée pour une autre période de trois ans. » En attendant que la justice tranche ce litige, les baigneurs peuvent donc profiter de cet espace public.

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