mardi 14 avril 2026
AccueilActualitésJudiciaireLa Poste : une ex-salariée condamnée à rembourser 13 500 euros

La Poste : une ex-salariée condamnée à rembourser 13 500 euros

Publié le

Une ancienne cadre de La Poste à Monaco a comparu, mardi 29 avril, pour avoir détourné 11 620 euros au distributeur et au coffre d’une agence en 2013.

Elle comptabilisait 25 ans de carrière au sein de La Poste. Respectée, cette ex-fonctionnaire avait même été promue responsable d’une agence postale en principauté en juillet 2013. Une confiance de la part de son employeur qu’elle a perdue après avoir détourné 11 620 euros au sein de l’établissement. L’affaire remonte à l’an dernier. Empêtrée dans des problèmes financiers, l’ancienne cadre effectue des opérations illicites au distributeur de l’agence dont elle a la charge.

Enquête
Afin de résoudre ses difficultés, elle subtilise des liquidités à chaque fin de mois et en remet dans le distributeur, une fois que son salaire et celui de son conjoint sont tombés. L’argent manquant intrigue la direction. 8 620 euros manquent à l’appel. La direction s’interroge d’abord sur un défaut du distributeur avant de faire appel à son service d’enquête national. Des investigations sont menées en interne. Les soupçons se portent sur l’ex-responsable d’agence. En pleine enquête, l’ancienne fonctionnaire dérobe 3 000 euros du coffre de l’agence. Prise de remords, dès le lendemain de son larcin, elle restitue 2 300 euros et s’accuse du détournement dans une lettre. A la barre, la prévenue a expliqué son geste par la situation « catastrophique » à laquelle elle faisait face. Elle peinait à rembourser les crédits de consommation qu’elle avait contractés.

« Gifle »
La Poste Monaco s’est portée partie civile, réclamant au total 19 620 euros de dommages et intérêts dont 5 000 pour le seul préjudice d’image. « La prévenue a causé un drame pour elle-même d’abord. Pour l’image de la Poste et ses collègues aussi. Il y a très peu d’incidents à la Poste de Monaco. C’est une institution. Elle a été trahie. C’est aussi une gifle infligée par la prévenue à tous ses collègues », a plaidé Me Alexis Mancilla. Pour l’avocat général Michaël Bonnet, l’ancienne cadre a « cédé à la tentation du crédit gratuit. » Le ministère public a requis quatre mois de prison avec sursis avec placement sous le régime de la liberté d’épreuve pendant trois ans. Au final, l’ex-responsable d’agence postale en principauté a écopé de six mois de prison avec sursis. Elle passera ses trois prochaines années sous le régime de la liberté d’épreuve. L’ancienne cadre aura l’obligation de rembourser La Poste Monaco à hauteur de 13 500 euros.

Affaire du sondage : appel au civil

A l’heure où nous bouclions ce numéro, le parquet n’avait pas fait appel de la relaxe du procureur général Jean-Pierre Dreno, survenue le 15 avril. Ce dernier avait été cité à comparaître, le 7 avril, par le biais d’une citation directe pour violation du secret de l’enquête dans l’affaire du sondage. Les avocats de Jean-François Robillon et Jean-Sébastien Fiorucci feront appel de la décision sur les intérêts civils. Les deux hommes avaient été déboutés de leurs demandes. //A.P.

Soirée arrosée

Il ne voulait pas attendre. Le 27 avril, place du Casino, il était 2 h 10 quand un enfant du pays a tenté de doubler par la gauche une file de voitures bloquées par un voiturier qui manœuvrait. Fortement alcoolisé (2 g d’alcool dans le sang), le conducteur âgé de 26 ans est monté sur le terre-plein de la place avec son véhicule avant d’être interpellé. Lui qui « voulait faire un tour » après avoir écumé les bars a fini la soirée en cellule de dégrisement. Fragile, il a confié : « Je ne veux pas perdre mon travail. C’est tout ce qu’il me reste. » Déjà condamné en 2006 en France pour conduite en état d’ébriété, il a écopé de 7 jours de prison ferme. //M.B.

Newsletter

Une sélection quotidienne d'informations directement dans votre boite Mail