Agatha Korczak, la première secrétaire à la délégation permanente de Monaco auprès de l’Unesco, a participé à la 36ème session du Conseil international de coordination du programme sur l’homme et la biosphère (CIC-MAB) de l’Unesco qui s’est déroulée du 1er au 5 juillet 2024 à Agadir (Maroc). Cette session, ouverte par la directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a permis à plus de 270 délégués issus de 72 pays, de travailler à la coordination des réserves de biosphère. « Les plans d’actions, notamment en lien avec d’autres objectifs au niveau de l’ONU en matière de biodiversité, la gestion, les réseaux, la participation des jeunes et l’avancée des connaissances scientifiques de ces zones étaient au cœur des discussions », indique le gouvernement monégasque, au lendemain de cette session.
Elle a également permis à l’Unesco d’approuver la désignation de 11 nouvelles réserves de biosphère dans 11 pays, dont la Belgique et la Gambie désignés pour la première fois, ainsi que deux réserves de biosphère transfrontières. Avec ces nouvelles réserves, qui représentent une superficie totale de 37 400 km2, soit l’équivalent de la taille des Pays-Bas, le réseau mondial des réserves de biosphère compte désormais 759 sites dans 136 pays et régions, ce qui couvre environ 5 % de la surface terrestre. « Depuis 2022, année du centenaire de la disparition du prince Albert Ier (1848-1922), Monaco soutient le programme de bourses du MAB, destiné aux jeunes chercheurs, en l’orientant spécifiquement sur les recherches portant sur les zones marines, côtières et insulaires. » Cette orientation a été prise en lien avec l’engagement de Monaco pour « la décennie des océans – décennie des Nations Unies pour les sciences océaniques au service du développement durable ». Lors de cette 36ème session, 7 des 15 lauréats ont ainsi pu bénéficier de cette aide monégasque. Le Conseil a également entériné la dénomination de ce soutien en « prix prince Albert Ier de Monaco pour la jeunesse du MAB », pour s’inscrire dans l’héritage du prince Albert Ier en faveur de l’océanographie et de la science.
La prochaine session du MAB aura lieu lors du 5ème congrès mondial des réserves de biosphère à Hangzhou, en Chine, en septembre 2025. « Lancé par l’Unesco en 1971, le MAB est un programme scientifique intergouvernemental qui vise à établir une base scientifique pour améliorer la relation entre les populations et leur environnement. Ce programme combine les sciences naturelles et sociales ; dans le but d’améliorer les moyens de subsistance des populations et de protéger les écosystèmes naturels et aménagés », note le gouvernement. Le réseau mondial des réserves de biosphère, fondé sur le programme MAB est la plus grande et la plus ancienne collection de réserves naturelles du système de l’Unesco.




